Convoyage ou jockeying : quelle différence ?
Jockeying, convoyage par la route, camion plateau : qui conduit, quels papiers suivent le véhicule et qui répond d’un dommage.
Par Clémence, à l’origine de Livcar, publié le , mis à jour le .
En bref
- Quelle est la différence entre convoyage et jockeying ?
- Le convoyage désigne le déplacement d’un véhicule par la route, conduit par un convoyeur, d’une adresse à une autre. Le jockeying désigne les mouvements courts et répétés autour d’un site ou d’un atelier.
- Le jockeying est-il un terme officiel ?
- Non. Aucun texte français ne le définit. C’est un mot de métier, employé par les concessions, les ateliers et les loueurs, avec des contours variables selon l’entreprise.
- Faut-il commander deux convoyages pour un aller-retour ?
- Oui. Chez Livcar, l’aller et le retour sont deux convoyages distincts. Vous commandez l’aller pour le matin, puis le retour dès que l’atelier annonce la fin des travaux.
Deux mots pour déplacer un véhicule
L’essentiel Convoyage et jockeying désignent tous deux le déplacement d’un véhicule par un conducteur. Le convoyage décrit un trajet d’une adresse à une autre, souvent long. Le jockeying décrit des mouvements courts et répétés autour d’un site. Aucun texte officiel ne fixe ces deux mots : seuls les usages des métiers les séparent.
Un chef d’atelier entend les deux mots dans la même semaine. Un prestataire parle de jockeying, un autre de convoyage.
Les deux recouvrent le même geste. Un conducteur prend le volant d’un véhicule qui n’est pas le sien.
La différence tient à la distance, à la cadence et à ce qui est prouvé au bout. Voici ce que chaque mot couvre vraiment.
Qu’est-ce que le jockeying, exactement ?
L’essentiel Le jockeying regroupe les mouvements courts de véhicules autour d’un site automobile. Un jockey déplace les véhicules entre le parc, l’atelier et la zone de livraison. Il va aussi chercher le véhicule d’un client pour l’amener au garage. Le mot vient du métier, pas d’un texte réglementaire.
Le glossaire du convoyage définit le jockeying en une phrase. Un conducteur va chercher un véhicule, l’amène à l’atelier, puis le rapporte.
Dans une concession, le jockeying couvre aussi les mouvements internes. Sortir un véhicule du parc, le placer devant l’accueil, le rentrer le soir.
Attention à un piège de vocabulaire. Certains prestataires appellent jockeying tout déplacement de véhicule, y compris un trajet de plusieurs centaines de kilomètres.
Qu’est-ce que le convoyage par la route ?
L’essentiel Le convoyage par la route est le déplacement d’un véhicule conduit par un convoyeur, d’une adresse précise à une autre. Le véhicule roule par ses propres moyens, sans plateau ni remorque. Chaque trajet est commandé seul, avec un état des lieux au départ et un autre à l’arrivée.
Le convoyage se compte en trajets, pas en heures. Une commande vaut un véhicule, une adresse de départ et une adresse d’arrivée.
Le véhicule roule par ses propres moyens. Il doit donc être en état de rouler et autorisé à circuler.
À chaque bout, le convoyeur remplit une feuille de route. Kilométrage, niveau de carburant en huitièmes, impacts placés sur un schéma, signature.
Cet état des lieux est le relevé de l’état du véhicule au départ et à l’arrivée.
Qu’est-ce qui sépare vraiment les deux ?
L’essentiel Quatre points séparent le jockeying du convoyage par la route. La distance parcourue, la cadence des mouvements, l’unité facturée et la trace laissée au bout. Un mouvement de parc demande de la réactivité. Une livraison chez un client final demande des preuves datées et une signature.
- La distance. Le jockeying reste local. Le convoyage va d’une ville à l’autre, ou d’une région à l’autre.
- La cadence. Un jockey enchaîne des mouvements courts. Un convoyeur fait un trajet, puis rentre par ses propres moyens.
- L’unité. Le jockeying se vend souvent au temps passé. Un convoyage se commande au trajet, à prix connu avant la validation.
- La preuve. Un mouvement de parc laisse rarement une trace. Un convoyage Livcar produit 14 photos à chaque bout et un procès-verbal de livraison.
Ce dernier point décide souvent. Un véhicule remis à un client final sans état des lieux expose le garage à une contestation.
Et le camion plateau, dans tout ça ?
L’essentiel Le camion plateau charge le véhicule au lieu de le conduire. Il devient la seule option quand le véhicule ne roule pas ou n’a pas le droit de circuler. Aucun kilomètre ne s’ajoute alors au compteur. Livcar ne propose pas de plateau : ses convoyeurs conduisent le véhicule.
Le plateau ne s’oppose pas au jockeying mais au convoyage. Les deux déplacent un véhicule roulant, par deux moyens différents.
Le choix se joue sur l’état du véhicule et sur le compteur. La page convoyeur, plateau ou salarié détaille les trois options.
Qui conduit le véhicule ?
L’essentiel Un jockey est le plus souvent salarié ou intérimaire du site qu’il sert. Un convoyeur Livcar est un auto-entrepreneur, titulaire du permis B depuis trois ans au moins. Son dossier est vérifié avant la première mission. Cette différence de statut change qui porte la responsabilité du trajet.
Un salarié qui déplace un véhicule engage son employeur. Chez Livcar, chaque convoyage est couvert par l’assurance responsabilité civile professionnelle de l’entreprise. Le convoyeur n’a aucun document d’assurance à fournir.
Les contrôles faits à l’inscription sont décrits sur la page qui conduit le véhicule.
Le permis B fixe aussi la limite technique. Il couvre 3,5 tonnes de poids total autorisé en charge et neuf places au plus.
Quels papiers suivent le véhicule ?
L’essentiel Les obligations ne changent pas selon le mot employé. Le conducteur doit pouvoir présenter le certificat d’immatriculation lors d’un contrôle. Le véhicule doit être assuré et, s’il y est soumis, avoir un contrôle technique à jour. Un mouvement interne sur la voie publique obéit aux mêmes règles qu’un trajet long.
Un mouvement de parc qui traverse une rue emprunte la voie publique. Les règles de circulation s’y appliquent entièrement.
La carte verte d’assurance n’existe plus en France depuis le 1er avril 2024. Les contrôles passent par le fichier des véhicules assurés.
La liste complète est détaillée dans les documents à préparer avant le départ.
Pour un véhicule neuf en attente de certificat, deux solutions existent. La plaque WW, immatriculation provisoire, ou le W garage réservé aux professionnels.
Le W garage est une plaque à fond rose, rattachée au professionnel et non au véhicule. Un seul véhicule circule à la fois sous un numéro donné.
Qui répond d’un dommage constaté à l’arrivée ?
L’essentiel Un dommage se tranche avec ce qui a été relevé au départ. Sans état des lieux, la discussion devient une affaire de parole contre parole. Un convoyage Livcar produit 14 photos horodatées à chaque bout. S’y ajoutent une feuille de route signée et un procès-verbal envoyé par e-mail.
Le convoyeur photographie le véhicule avant de démarrer, du compteur au coffre. Le même relevé est repris à la livraison.
Chaque impact est placé sur un schéma du véhicule, avec sa nature : rayure, choc, bosse, éclat ou jante.
Une vidéo de remise de soixante secondes au plus peut compléter les photos. La page preuves à la livraison décrit ce dossier.
Pour un mouvement interne confié à un jockey, la trace reste à organiser. Sans photo datée, rien ne distingue une rayure d’atelier d’une rayure de parc.
Qui paie une amende prise pendant le trajet ?
L’essentiel Une contravention arrive au titulaire de la carte grise, donc à l’entreprise propriétaire du véhicule. Son représentant légal doit désigner la personne qui conduisait. La démarche se fait sur le site de l’ANTAI, dans le délai inscrit sur l’avis. Le nom du convoyeur figure dans la fiche de la mission.
L’avis part vers le titulaire du certificat d’immatriculation. Le gestionnaire de parc désigne ensuite le conducteur, en ligne sur le site de l’ANTAI.
Gardez donc le lien entre un véhicule, une date et un conducteur. Chaque convoyage Livcar reste dans l’historique du compte, avec ses horaires.
Un mouvement de jockeying sans trace écrite rend cette désignation difficile. C’est une raison concrète de documenter même les trajets courts.
Ce qui change selon le type de véhicule
L’essentiel Le type de véhicule change la préparation, pas la nature du service. Une voiture électrique demande un état de charge suffisant. Un utilitaire demande de vérifier le PTAC. Un véhicule neuf voyage avec sa plaque provisoire, un véhicule de location avec son contrat et un relevé de kilométrage.
Un véhicule électrique
L’autonomie décide du trajet. Notez l’état de charge au départ dans les remarques de la commande.
Pour un trajet long, prévoyez un arrêt de recharge et signalez-le. Le convoyeur lit les remarques avant de partir.
Un utilitaire
Le PTAC, poids total autorisé en charge, se lit à la ligne F.2 du certificat d’immatriculation. Au-delà de 3,5 tonnes, le permis B ne suffit plus.
La hauteur compte aussi pour les parkings. L’article utilitaire et permis B détaille ces limites.
Un véhicule neuf
Chaque kilomètre ajouté se voit sur le compteur à la livraison. C’est l’argument le plus fort du plateau pour un neuf.
Si le certificat définitif manque, la plaque WW ou le W garage autorise la circulation. Le document original voyage dans le véhicule.
Un véhicule d’occasion ou de location
L’état de départ fait la valeur. Le relevé photo protège le vendeur comme l’acheteur.
Pour une fin de contrat de location, le kilométrage et le carburant sont relevés puis signés. La page convoyage de véhicule d’occasion complète ce point.
Qui fait quoi, du départ à la remise ?
L’essentiel Trois rôles se partagent un convoyage. Le garage ou l’entreprise commande, réunit les papiers et désigne un contact sur place. Le convoyeur relève l’état du véhicule, conduit et fait signer. Le destinataire reçoit un lien de suivi par SMS, vérifie le véhicule, puis signe l’état des lieux d’arrivée.
- Le garage ou la concession. Il commande, réunit les documents, note les détails pratiques et désigne le contact sur place.
- Le convoyeur. Il contrôle les papiers à la prise en charge, photographie le véhicule, conduit, puis fait signer à l’arrivée.
- Le destinataire. Il suit le trajet par un lien SMS, vérifie le véhicule et signe la feuille de route.
- L’équipe Livcar. Elle vérifie les dossiers des convoyeurs, note l’accès des lieux et édite la facture du mois.
La présentation des équipements au client reste du côté du vendeur. Un convoyeur livre le véhicule ; il ne fait pas la mise en main.
La mise en main est la présentation du véhicule à son acheteur. Elle couvre les commandes, les équipements et les documents remis.
Les deux listes de vérification
L’essentiel Deux listes évitent la quasi-totalité des blocages. La première se passe en revue avant l’arrivée du convoyeur, la seconde au moment de la remise des clés. Elles valent pour un mouvement court comme pour un trajet long. Un papier manquant arrête la prise en charge, même avec un convoyeur à l’heure.
Avant le départ
- Le certificat d’immatriculation est dans le véhicule, ou prêt à être remis avec les clés.
- Le contrôle technique est à jour, si le véhicule y est soumis.
- Le véhicule démarre, roule et a le droit de circuler.
- Le niveau de carburant ou l’état de charge permet d’atteindre la première station.
- Les affaires personnelles sont sorties de l’habitacle et du coffre.
- Un contact sur place est désigné, avec son numéro dans la commande.
- Les remarques indiquent l’endroit des clés, le code du portail et la place de stationnement.
À la remise des clés
- Le destinataire fait le tour du véhicule avec le convoyeur.
- Il compare les photos de départ et l’état constaté.
- Le kilométrage et le niveau de carburant sont relevés devant lui.
- Toute réserve est écrite sur la feuille de route avant la signature.
- Le double des clés, le carnet d’entretien et les documents attendus sont remis.
- Le procès-verbal reçu par e-mail est classé avec le dossier du véhicule.
La liste de préparation complète est sur préparer un véhicule avant son convoyage.
Les erreurs à éviter
L’essentiel Les mêmes erreurs reviennent sur les mouvements de véhicules. Commander un trajet pour un véhicule qui ne roule pas. Oublier le certificat d’immatriculation. Ne désigner personne au départ. Confier une livraison client à un mouvement non documenté. Chacune coûte un report, une contestation ou une immobilisation inutile.
- Confondre les deux mots au moment de l’achat. Demandez ce qui est produit au bout : photos, signature, procès-verbal.
- Oublier le certificat d’immatriculation. Le conducteur doit pouvoir le présenter lors d’un contrôle routier.
- Commander pour un véhicule immobilisé. Un convoyeur conduit ; il ne remorque pas.
- Ne désigner personne au départ. Sans contact sur place, les clés restent au comptoir.
- Livrer un client sans état des lieux. La première rayure contestée coûte plus que la preuve.
- Commander la veille pour le lendemain. Le délai pèse sur le prix, et un enlèvement sous 72 heures passe en Urgent.
La page délai de convoyage explique comment la date d’enlèvement fixe le délai.
Comment commander, étape par étape
L’essentiel Une commande Livcar suit toujours le même chemin. L’entreprise ouvre un compte avec son SIRET, saisit les deux adresses et ses créneaux, puis valide un prix figé. La mission part vers les convoyeurs de la zone de départ. Le convoyeur qui l’accepte s’engage sur les créneaux annoncés.
- Ouvrez un compte entreprise et faites vérifier le SIRET : créer un compte.
- Saisissez l’adresse de départ, l’adresse d’arrivée et les créneaux souhaités.
- Ajoutez le contact sur place, le destinataire et les remarques utiles.
- Cochez la reprise si le convoyeur doit repartir avec un autre véhicule.
- Validez : le prix se fige, péages compris, et la mission part vers les convoyeurs.
- Suivez la mission, puis classez le procès-verbal reçu à la clôture.
Pour un rendez-vous d’atelier, comptez deux commandes. L’aller le matin, le retour dès la fin des travaux.
Le détail du service pour un atelier est sur convoyage pour garage. Le déroulé complet est sur comment ça marche.
Questions fréquentes
Un jockey et un convoyeur ont-ils le même statut ?
Pas forcément. Un jockey est souvent salarié ou intérimaire d’un site. Les convoyeurs Livcar sont des auto-entrepreneurs dont le dossier est vérifié avant la première mission.
Le convoyage ajoute-t-il des kilomètres au compteur ?
Oui, ceux du trajet. Le kilométrage est relevé au départ et à l’arrivée. Les deux relevés figurent sur le procès-verbal de livraison.
Peut-on faire convoyer un véhicule qui ne roule pas ?
Non. Un convoyeur conduit le véhicule sur route ouverte. Un véhicule en panne ou interdit de circuler relève du camion plateau, que Livcar ne propose pas.
Un utilitaire peut-il être convoyé en permis B ?
Oui, jusqu’à 3,5 tonnes de poids total autorisé en charge et neuf places. Le PTAC se lit à la ligne F.2 du certificat d’immatriculation.
Que se passe-t-il si le véhicule arrive sur la réserve ?
Le convoyeur fait le plein nécessaire et photographie le ticket. Le montant réel apparaît sur la facture du mois, justificatif à l’appui.
Combien coûte un mouvement court entre deux sites proches ?
En ville, un convoyage coûte dès 71 € HT, péages compris, selon la date d’enlèvement. Le prix s’affiche avant la validation, puis se fige à la commande.
Sources
- Permis B : voiture ou camionnette, Service Public
- Contrôle technique d’une voiture (catégorie M1), Service Public
- Assurance auto obligatoire ou « au tiers », Service Public
- Comment obtenir un certificat W garage ?, Service Public Entreprendre
- Vos démarches en tant que gestionnaire de parc automobile, ANTAI
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